Copocello, 2025

Un peu le même dispositif que pour les mains, mais avec cette fois-ci des objets que je crée littéralement pour les photographier ensuite. C'est donc bien de la sculpture. En l'occurrence, il s'agit de copeaux de bois réalisés à la gouge pendant la fabrication d'un violoncelle.


Ce sont des objets assez petits, mignons même avec leurs délicats enroulements et leurs légères fissures. On est donc tenté de faire de jolies images sur un fond neutre, en jouant éventuellement avec les ombres portées. Mais l'exploration m'intéresse plus lorsqu'en plaçant les copeaux sur une table lumineuse, on semble les extraire de leur environnement pour leur donner une existence autonome. Ils deviennent alors autre chose, pas très loin de certaines sculptures abstraites. Une manière de rétablir un lien entre l'abstraction moderniste et des choses beaucoup plus profondes et naturelles, qui nous entourent parfois sans que nous en ayons encore conscience.